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jeudi 26 mars 2009
L'ultra-protectionnisme de Barak Obama choque en Inde
Sajjan Jindal, président d'ASSOCHAM, s'est vivement inquiété de l'annonce par l'administration Obama de refuser des réductions d'impôts aux sociétés américaines qui externalisent à l'étranger. L'impact sur le flux de biens et services sera réel selon lui.
Jindal se dit d'autant plus choqué que cette mesure lui semble d'autant plus improductive dans la mesure où les fonds engagés dans des travaux externalisés ont rapporté plus de dix fois en termes économiques. Les mesures, selon lui, pourront même se révèler désastreuses. Jindal appelle donc à un abandon de telles mesures protectionnistes qui pourraient inspirer d'autres pays.
mercredi 25 mars 2009
Comment garder au chaud ses forces informatiques en période de récession
En manque de projets pour tous ses employés, le géant du service informatique Infosys, propose une alternative originale à certains d'entre eux pour une durée d'un an. En acceptant une réduction de salaire de moitié, ces employés pourront travailler au sein d'une organisation charitative. C'est ce qu'a annoncé un des co-fondateurs, Nandan Nilekani dans un interview à Forbes.
Infosys déjà engagé dans des actions humanitaires montre ainsi qu'elle mise sur le caractère temporaire de la crise et veut maintenir une image respectable par rapport à la position privilégiée des acteurs du IT. Les employés, gardés ainsi au chaud pourront être opérationnels aussitôt les vents mauvais retournés. De leur côté, ceux-ci préservent une possibilité de reprendre immédiatement le train en marche au lieu de vivre des mois d'incertitude et de toute façon sans garantie de retrouver rapidement un bon salaire.
Partout dans le secteur IT les papiers roses (petit feuillet accompagnant le licenciement) volent et les recherches d'alternatives, voire de rebond de carrière stimulent les imaginations de ceux d'autres secteurs qui voudraient bien attirer des potentiels de jeunes diplomés qui n'ont plus rien à espérer de l'informatique dans l'immédiat. Le réflexe d'Infosys semble être une réponse à la fuite de cerveaux qui pourraient venir à manquer.
mercredi 18 mars 2009
L'aile droite Indienne booste l'Open Source
L'Inde et l'open source ce n'est toujours pas le grand amour. Les choses sont-elles entrain de changer à l'approche des élections et face au ralentissement économique? Microsoft qui s'est toujours vu dérouler le tapis rouge avec une forte attraction des étudiants pour l'environnement .NET, serait en passe de perdre son soutien le plus inconditionnel dans le monde.
C'est le signal que donne le BJP, Bharatiya Janata Party, représentant l'aile droite de la politique indienne en présentant son plan d'initiative pour les technologies de l'information, le 16 mars 2009. Sur ce point il est intéressant de noter que les extrêmes se rejoignent.
Au-delà de l'aspect économique primordial pour pouvoir favoriser l'accès aux technologies dans un pays en développement rapide qui creuse un fossé énorme entre les élites et le reste de la population, c'est aussi la nature participative qui est mise en avant par les supporters du modèle FOSS (Free Open Source Software). Comme ils l'expriment eux-mêmes : "FOSS est un logiciel qui garantit aux utilisateurs d'étudier, de changer et améliorer sa conception grace à la disponibilité du code source. La nature ouverte, intégrée et participative du modèle FOSS s'adapte naturellement aux traditions vibrantes de la démocratie Indienne et son insistance à partager les connaissances".
Le rapprochement vers le modèle open-source, si long à se dessiner dans ce pays considéré comme le leader du développement logiciel, est en soi une petite révolution. Son image de forte technicité, souvent contrariée par des questionnements sur la qualité, la productivité et la tendance à plus profiter du modèle qu'à y contribuer a évolué rapidement ces derniers mois face aux évènements économiques et divers scandales, celui de Satyam étant le plus éloquent.
Dans ce contexte l'Inde a tout à gagner à cette évolution, les développeurs qui resteront dans le business IT seront les plus motivés et les plus talentueux. Le dernier frein qu'il faudra faire sauter pour permettre une véritable explosion de la communauté open source est la possibilité matérielle pour tous les jeunes passionnés de disposer d'ordinateurs et d'une bonne connexion à l'internet. Il ne faut pas compter sur les entreprises encore trop tournées vers le profit immédiat surtout en temps de crise, pour investir et sponsoriser les initiatives.
