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mardi 28 octobre 2008
Des privilégiés du IT cibles d'enlèvements
Travailler et réussir dans l'informatique n'est pas sans risque en Inde. Faire partie des classes privilégiées peut conduire à de sérieuses mésaventures.
La semaine passée à Bangalore, VijayaLakshmi, Directeur de projets sénior chez Wipro a été enlevée par son chauffeur aidé de complices alors qu'elle allait se rendre en Suisse pour suivre un projet. Une rançon de 1,5 crore de roupies (15 millions soit 250000 euros) a été demandée. Heureusement la police alertée par son père qui l'a trouvée étrange au téléphone a pu la libérer saine et sauve.
Régulièrement des histoires de kidnapping visant les millieux favorisés et surtout IT font l'actualité ici en Inde.
mardi 21 octobre 2008
BarCamp à Chennai, le week-end des 18 et 19 octobre
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Moins renommée que Bangalore la ville Indienne de Chennai (autrefois
Madras) est celle qui en Inde se développe le plus en termes de
parcs technologiques. Il est donc de bon ton que les professionnels
les plus passionnés de ce monde se retrouvent lors d’un week-end
BarCamp sponsorisé par le géant du service « Cognizant ».
C’est dans le superbe cadre de l’IIT (Indian Institute of Technology) que je me suis rendu pour rencontrer des software engineers qui ont de leur métier, j’ose le dire, une vision qui va au-delà du job rémunérateur qu’ils n’hésitent pas à lâcher au gré des opportunités. On est donc venu vraiment chercher ici un partage de connaissances, d’expériences et pas des cartes de visites. C’est le premier enseignement : on peut trouver au milieu de cette forêt préservée au cœur de la ville et que traversent des antilopes et des singes, des geeks Indiens fiers d’arborer le tee-shirt noir de cette deuxième édition. Geeks et Geekettes quand même, puisqu’environ une dizaine d’entre-elles ont assisté (assez silencieusement toutefois) sur un total de 150 participants selon mes estimations. |
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Kiruba donne le ton de cette rencontre lors du meeting de départ :
la liberté d’expression, la volonté de partage et l’implication. La
règle majeure qu’il exposera non sans humour est celle des deux
pieds : « si une discussion n’est pas pour toi, ne te semble pas
adaptée ou quoi que ce soit… tu te mets sur tes deux pieds et tu vas
voir une autre conférence… ». C’est là le deuxième enseignement pour
moi, il y a des geeks et ils ont vraiment le sens de l’humour. Trop
souvent surpris de ne pas être compris au deuxième degré j’en avais
conclu qu’il ne fallait pas tabler sur ce mode de communication en
Inde, et bien maintenant je sais que ce sera un critère de choix
pour trouver ceux qui prennent plaisir à faire le métier avec
passion et efficacité. Durant deux jours donc des échanges le plus
souvent interactifs s’opèrent sur des thèmes parfois très techniques
(Ruby On Rails, SolR, OSM versus Google Maps, WordPress plugins,
Code Generator, Rich Internet Applications, Amazon WebServices),
orientés contenu avec une réflexion sur Wikipédia, plus pratiques
comme « Design of developper space » ou carrément ouverts comme
Disaster Management (qui a débouché sur un amusant débat sur la
folie de la circulation en Inde) ou « IT concepts for your dream
home ». Sans oublier l’inévitable session sur la crise financière
(et économique) et son possible impact sur les jobs de
l’informatique qui n’a pas autant rafraîchi l’ambiance que la
mousson qui est tombée dru ces deux jours.
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Pas de cours magistral, ni même de démonstration d’experts les
réunions restent axées sur le partage et bien plus le débat. La
relative confidentialité de cette rencontre n’a toutefois pas permis
de drainer un public plus large, mais c’est sans doute mieux ainsi
pour le dynamisme et l’interactivité. Chennai est parmi les 5
premières villes au monde en nombre de professionnels des
technologies de l’information, il faut donc espérer que des
rencontres de ce type se multiplieront, peut-être sur des thèmes
ciblés comme le fait régulièrement un groupe très actif sur le
système de gestion de contenu open-source Drupal. Le IT Indien
va-t-il enfin après avoir créé l’industrialisation outrancière de ce
secteur, revenir à des valeurs d’innovation et de contribution ?
C’est en tous cas le message d’espoir que j’ai entrevu lors de ce
Barcamp.
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Edited on: mardi 21 octobre 2008 3:10 PM
Categories: Actualités
vendredi 10 octobre 2008
Six villes Indiennes parmi les huit premières mondiales en outsourcing
Bangalore, Chennai, Delhi NCR, Hyderabad, Mumbai et Puna figurent dans le classement mondial des villes en matière d'outsourcing.
Dublin et Makati City (Philipines) sont les deux autres classées dans ce top 8. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par Cybermedia Global Services et une société de conseil en investissement, Tholons.
De même la représentation de l'Inde dans le top 50 des villes émergentes de l'outsourcing mondial est passé à 4 cette année avec l'arrivée de Jaïpur au 31ème rang. Les trois autres étant Calcutta, Chandigarh et Coimbatore. Ce classement des villes émergentes est mené par Cebu City (Philippines), Shangai (Chine) et Beijin (Chine) et comprend neuf nouvelles villes: Quezon City, Toronto, Rio de Janeiro, Mexico City, Jaipur, Singapore City, Chengdu, Guadalajara et Mandaluyong City.
L'étude pointe le fait que bien plus que le choix du pays c'est le choix de la ville qui prime. les attributs d'une ville tels que la disponibilité des ressources en qualité, en type, en coût, avec l'infrastructure et son potentiel à long-terme pour répondre aux services spécifiques détermine l'attractivité en tant que centre d'outsourcing.
Alors que Bangalore, Cracovie, Makati City et Shangai sont des centres bien établis pour la finance et la comptabilité, Cebu City, Colombo et Puna sont des centres d'excellence émergents pour ces fonctions. De même Shanghai, Dublin et Bangalore sont les actuels leaders pour les centres de recherche, et Bejing, Chennai et Prague étant les centres émergents de R&D pour 2008.
Il est intéressant de noter qu'il y a une corrélation entre l'attractivité économique et la complexité des services offerts par une ville. Dans bien des cas, une place offshore low-cost propose des services moins complexes et vice-versa. Par exemple des villes comme St Petersbourg, Shanghai, Bangalore, Makati City, Ho Chi Minh City and Delhi (National Capital Region) propose des services à haute valeur ajoutée mais pas nécessairement au meilleur coût. De même on peut trouver des services moins complexes dans des villes comme San Antonio et Glasgow à moindre coût.
Reste que ce classement qui dégage une liste des 8 leaders confirme le rang de numéro un mondial de l'Inde qui y place six villes.
Edited on: vendredi 10 octobre 2008 10:18 AM
Categories: Actualités
