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mercredi 12 novembre 2008

Les professionnels IT forment un syndicat pour sauver les emplois

C'est maintenant plus que la grogne chez les professionnels de l'informatique indien. Ebranlés par la récente vague de licenciements dans le secteur, conséquence de la crise financière mondiale, le syndicat national jusqu'ici dormant (Union for Information and Technology-enabled Services) s'est assuré le soutien du puissant syndicat mondial basé en Suisse (Global Union Federation and Union Network International) qui a 15 millions de membres appartenant à 900 syndicats à travers le monde. Le syndicat indien est maintenant un groupe du syndicat global.

Un groupe d'officiel du syndicat mondial est attendu à New Delhi le 5 décembre pour rencontrer les officiels du Nasscom et les ministres indiens pour discuter comment le secteur peut mieux préserver les intérêts des employés. Après ces discussions, les représentants du syndicat indien feront le tour du pays pour discuter avec les directions des sociétés sur des alternatives aux licenciements.

"Nous leur expliquons comment utiliser le même faisceau de compétences dans les autres secteurs qui explosent, comme la biotechnologie et la recherche pharmaceutique", dit Karthik Shekar, un ancien employé d'IBM qui est maintenant le secrétaire général à plein temps du groupe indien du syndicat mondial.

Le syndicat indien qui compte environ 15000 membres issus des plus grandes sociétés comme IBM et Infosys, estime que les sociétés du secteur ont coupé 10000 emplois ces trois derniers mois. Ce syndicat aura toutefois fort à faire avec le diktat de longue date entretenu par le parapluie de l'industrie, le Nasscom, qui impose aux professionnels de l'informatique de se tenir à l'écart du syndicalisme."Nous n'avons pas besoin d'intermédiaires", dit Ganesh Natarajan au Hindustan Times. "L'industrie est très transparente".

Ce n'est pas ce que pense le syndicat. "Le Nasscom a tout faux", dit Philip Jennings, le secrétaire général du syndicat mondial au Hindustan Times, depuis Nyon en Suisse. "Ils ont besoin des syndicats tout comme le personnel, s'ils veulent obtenir un retour efficace et traiter des problèmes communs comme le turnover élevé et le manque de formation. La coopération globale entre syndicats est aussi nécessaire pour permettre qu'un nombre croissant de multinationales étrangères viennent en Inde".

Posted by Frédéric DONNETTE at 11:31 PM
Edited on: mercredi 12 novembre 2008 11:39 PM
Categories: Actualités

mardi 04 novembre 2008

Révolte Bengali contre la colonisation informatique

Comme nous l'avons évoqué dans un billet récent, les implantations industrielles au Bengale rencontrent des oppositions farouches. A tel point que Tata est parti fabriquer sa Nano de l'autre côté de l'Inde au Gujarat.

Les firmes informatiques n'échappent pas à ces colères qu'on pourrait croire d'un autre âge. En effet ne nous semble-t-il pas paradoxal que des populations souffrant d'un développement encore très en retard même sur le reste du pays, refusent les emplois qu'on leur promet par milliers? Comment est-il possible qu'un projet d'installation d'un hub IT par une société basée à Dubai pour un montant de 30 millions de dollars soit le sujet d'un tel rejet?

Pour comprendre cette situation il faut savoir que le gouvernement du Bengale qui a acheté des terres aux fermiers pour un montant de 4 à 5000 roupies l'unité de surface, revend cette même unité au prix fort de 1 à 2 lakhs (100 à 200000 roupies), c'est à dire jusqu'à 40 fois l'investissement. Certains propriétaires peu au fait des affaires possibles se sont laissés allècher et se rendent compte aujourd'hui que leur faible profit immédiat a été englouti comme un champ sous la mousson.

Posted by Frédéric DONNETTE at 11:29 PM
Categories: Analyses