« Perspective 2008: Forte augmentation de la délocalisation des TIC | Main | Le Ministre de l'Intérieur rencontre la Police et des Responsables IT de Bangalore »

jeudi 27 décembre 2007

Bangalore n'est pas seule en Inde!

Bangalore est certainement la ville la plus citée au monde en tant que place offshore IT. Pour ceux qui ont approfondi la question des villes qui peuvent accueillir de grandes structures informatiques en Inde, des noms comme Mumbai, Delhi, Hyderabad, Chennai, Gurgaon, Pune deviennent familiers.

The Economic Times cite une étude de Gartner group qui reconnait que la position de l'Inde en tant que leader mondial reste incontestée et a identifié maintenant 30 villes en Inde (contre 23 précédemment) qui offrent de bonnes alternatives tier-2 ou tier-3. Une bonne partie est localisée dans le sud de l'Inde et notamment le Tamil Nadu qui est le pourvoyeur principal de jeunes diplômés (Calculta, Mangalore, Chandigarh, Bhopal, Coimbatore, Mysore, Nasik, Cochin, Nagpur, Indore, Raipur, Kanpur, Guwahati, Bhubaneshwar, Patna, Srinagar, Jaipur, Shimla,Lucknow, Panaji, etc...)

Beaucoup de sociétés étudient la possibilité de démarrer des bureaux dans ces villes, bien que selon le DRH d'Infosys, TV Mohandas Pai, les villes plus petites (entendons-nous bien, à l'échelle indienne, 1 million d'habitants!) ne permettent pas de trouver les compétences les plus pointues. Toutefois la répartition d'universités et centres de formation un peu partout doit permettre une bonne évolution sur ce point.

Mon opinion est également que beaucoup d'ingénieurs qui ont entamé une carrière brillante dans les grandes mégapôles aspirent à pouvoir revenir près de leur "native" (racines). J'ai un jour voyagé avec un jeune informaticien travaillant à Hyderabad dans l'Andra Pradesh, il venait de Cuddalore, 25 kilomètres au sud de Pondichéry, il se rendait à Chennai, soit déjà au total 5 heures de bus. Il allait reprendre un train de nuit pour reprendre son poste le lundi matin chez Microsoft, 11 heures de trajet. Son souhait: que Microsoft vienne s'installer à Chennai.

Et pourquoi pas à Pondicherry, ancien comptoir français encore très marqué par l'influence de Dupleix et successeurs. Mon confrère, Denis Delcroix y a recréé son agence web, loin de l'agitation et de la pollution chennaïte. Mais c'est vrai que la concurence est rude, les villes qui voudront attirer la manne des sociétés IT doivent investir fortement dans l'infrastructure et prioritairement pour une bonne fourniture de l'électricité.

Posted by Frédéric DONNETTE at 10:32 AM
Categories: Analyses