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lundi 13 avril 2009

Tech Mahindra emporte l'enchère sur Satyam

En redressement depuis le début de l'année, Satyam Computer Services, un des cinq géants de l'informatique Indienne, donc mondiale, vient de passer sous le contrôle de Tech Mahindra.

En acquierant 31% du capital au prix de 58 roupies (0.94 euros), Tech Mahindra a accepté d'injecter 351 millions de dollars dans la la société.

Ce dénouement qui devra être confirmé par une imputation des fonds avant le 21 avril constitue une petite surprise là où de plus grand noms de l'industrie Software circulaient pour cette prise de contôle.

Le Président de cette grande société connue surtout pour son industrie automobile, avait déjà montré son intérêt pour l'informatique. L'an passé lors d'une conférence du NASSCOM il s'était exprimé de façon décapante et à contre-courant sur les nécessaires changements à venir.

Je propose une traduction française de cet étonnant discours sur ce blog.

Posted by Frédéric DONNETTE at 5:36 PM
Edited on: mardi 14 avril 2009 7:09 AM
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jeudi 26 mars 2009

L'ultra-protectionnisme de Barak Obama choque en Inde

Sajjan Jindal, président d'ASSOCHAM, s'est vivement inquiété de l'annonce par l'administration Obama de refuser des réductions d'impôts aux sociétés américaines qui externalisent à l'étranger. L'impact sur le flux de biens et services sera réel selon lui.

Jindal se dit d'autant plus choqué que cette mesure lui semble d'autant plus improductive dans la mesure où les fonds engagés dans des travaux externalisés ont rapporté plus de dix fois en termes économiques. Les mesures, selon lui, pourront même se révèler désastreuses. Jindal appelle donc à un abandon de telles mesures protectionnistes qui pourraient inspirer d'autres pays.

Posted by Frédéric DONNETTE at 4:42 PM
Edited on: jeudi 26 mars 2009 4:43 PM
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mercredi 25 mars 2009

Comment garder au chaud ses forces informatiques en période de récession

En manque de projets pour tous ses employés, le géant du service informatique Infosys, propose une alternative originale à certains d'entre eux pour une durée d'un an. En acceptant une réduction de salaire de moitié, ces employés pourront travailler au sein d'une organisation charitative. C'est ce qu'a annoncé un des co-fondateurs, Nandan Nilekani dans un interview à Forbes.

Infosys déjà engagé dans des actions humanitaires montre ainsi qu'elle mise sur le caractère temporaire de la crise et veut maintenir une image respectable par rapport à la position privilégiée des acteurs du IT. Les employés, gardés ainsi au chaud pourront être opérationnels aussitôt les vents mauvais retournés. De leur côté, ceux-ci préservent une possibilité de reprendre immédiatement le train en marche au lieu de vivre des mois d'incertitude et de toute façon sans garantie de retrouver rapidement un bon salaire.

Partout dans le secteur IT les papiers roses (petit feuillet accompagnant le licenciement) volent et les recherches d'alternatives, voire de rebond de carrière stimulent les imaginations de ceux d'autres secteurs qui voudraient bien attirer des potentiels de jeunes diplomés qui n'ont plus rien à espérer de l'informatique dans l'immédiat. Le réflexe d'Infosys semble être une réponse à la fuite de cerveaux qui pourraient venir à manquer.

Posted by Frédéric DONNETTE at 6:19 PM
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mercredi 18 mars 2009

L'aile droite Indienne booste l'Open Source

L'Inde et l'open source ce n'est toujours pas le grand amour. Les choses sont-elles entrain de changer à l'approche des élections et face au ralentissement économique? Microsoft qui s'est toujours vu dérouler le tapis rouge avec une forte attraction des étudiants pour l'environnement .NET, serait en passe de perdre son soutien le plus inconditionnel dans le monde.

C'est le signal que donne le BJP, Bharatiya Janata Party, représentant l'aile droite de la politique indienne en présentant son plan d'initiative pour les technologies de l'information, le 16 mars 2009. Sur ce point il est intéressant de noter que les extrêmes se rejoignent.

Au-delà de l'aspect économique primordial pour pouvoir favoriser l'accès aux technologies dans un pays en développement rapide qui creuse un fossé énorme entre les élites et le reste de la population, c'est aussi la nature participative qui est mise en avant par les supporters du modèle FOSS (Free Open Source Software). Comme ils l'expriment eux-mêmes : "FOSS est un logiciel qui garantit aux utilisateurs d'étudier, de changer et améliorer sa conception grace à la disponibilité du code source. La nature ouverte, intégrée et participative du modèle FOSS s'adapte naturellement aux traditions vibrantes de la démocratie Indienne et son insistance à partager les connaissances".

Le rapprochement vers le modèle open-source, si long à se dessiner dans ce pays considéré comme le leader du développement logiciel, est en soi une petite révolution. Son image de forte technicité, souvent contrariée par des questionnements sur la qualité, la productivité et la tendance à plus profiter du modèle qu'à y contribuer a évolué rapidement ces derniers mois face aux évènements économiques et divers scandales, celui de Satyam étant le plus éloquent.

Dans ce contexte l'Inde a tout à gagner à cette évolution, les développeurs qui resteront dans le business IT seront les plus motivés et les plus talentueux. Le dernier frein qu'il faudra faire sauter pour permettre une véritable explosion de la communauté open source est la possibilité matérielle pour tous les jeunes passionnés de disposer d'ordinateurs et d'une bonne connexion à l'internet. Il ne faut pas compter sur les entreprises encore trop tournées vers le profit immédiat surtout en temps de crise, pour investir et sponsoriser les initiatives.

Posted by Frédéric DONNETTE at 10:41 AM
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jeudi 29 janvier 2009

Le Père Guézou est mort

Le Père Guézou n'est certainement pas une de ces figures marquantes de Hi-Tech, le visionnaire qui aurait démarré une startup devenue millionnaire ou qui serait le point de départ d'une innovation majeure de l'internet... Ce n'est pas un personnage du IT... C'est un personnage tout court. Ce prêtre d'origine bretonne, il fallait bien qu'il tienne sa pugnacité de quelque part, oeuvrait en Inde depuis 50 ans. Quand il escalade la montagne de Yelagiri, dans le Tamil Nadu, à mi-chemin de Chennai et Bangalore, encore un présage, le Père Guézou porte une table sur le dos, il faut bien pouvoir célébrer la messe une fois là-haut, et croise ours et panthères. Son but? Pas seulement porter la Bonne Nouvelle, sa venue en est déjà une, mais il vient pour réaliser sa vision, convaincu qu'il est que l'éducation sera le moteur pour éradiquer ou au moins lutter contre la misère.

Le Père Guézou

Commençant par de modestes écoles pour apporter les enseignements rudimentaires, l'institut est monté en compétence au fil des années, et abrite maintenant un excellent institut tecnologique qui a su attraper au vol l'opportunité du boom IT. C'est ainsi que des milliers de jeunes parmi les plus exclus ont pu faire des études en Inde du Sud.

J'ai eu le privillège de rencontrer le Père Guézou en septembre. Un homme accompli et qui pouvait être fier de son travail, mais il en parlait avec modestie. Je l'ai connu par l'intermédiaire d'Anand, un jeune issu d'une famille pauvre du Sud, qui a pu grace à l'institut suivre de vraies études et une formation solide pour devenir développeur et travailler avec l'un de mes partenaires à Chennai. Cet institut a développé également une junior entreprise dans laquelle évoluent durant deux années au plus, les étudiants fraîchement diplômés. Je leur ai confié quelques petits projets et je dois reconnaitre qu'ils ont été menés dans de très bonnes conditions et des délais qui m'ont vraiment étonné. Quand on est habitué à travailler en Inde, on ne peut être qu'agréablement surpris par de tels résultats qui plus est, obtenus sans forcer.

Alors que l'IT indien est touché de plein fouet par la crise, 80% de ses revenus dépendent des Etats-Unis, subit de sévères contre-coups internes (Le scandale Satyam d'abord, la chasse ouverte aux CV truqués), cet institut démontre l'importance de l'éthique et de la qualité que l'on doit donner aux formations.

Le Père Guézou qui nous quitte n'était pas un génie de l'informatique, ni un visionnaire du web 2, mais il peut nous rappeler, dans une période aussi trouble, que pour être au service de l'Homme, il est indispensable de mener ses entreprises et projets dans le véritable but de l'élever et non de l'exploiter.

Posted by Frédéric DONNETTE at 4:08 PM
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jeudi 25 décembre 2008

A 9 ans, elle devient la plus jeune Certifiée Microsoft au monde

Issue d'un milieu rural du Tamil Nadu, la jeune prodige Lavinashree, 9 ans, a passé avec succès la fameuse certification Microsoft que beaucoup d'ingénieurs rêvent d'acquerrir pour obtenir une bien meilleure situation.

Le record de précocité précédemment détenu par une jeune Pakistanaise de 10 ans est donc battu et qui plus est par une autre fille. De quoi, espérons, rappeler la valeur du capital humain de cette région du monde quelque soit le sexe et la modestie de l'origine.

Posted by Frédéric DONNETTE at 5:32 PM
Edited on: jeudi 25 décembre 2008 5:33 PM
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vendredi 12 décembre 2008

Corvée de patates chez Wipro

Récession mondiale oblige, c'est une corvée un peu surprenante qui est proposée aux jeunes ingénieurs qui sont venus faire leurs classes chez un des grands du Software Indien. Le troisième plus grand exportateur, WIPRO, a été contraint de proposer à ses recrues de Calcutta de passer par la case BPO (business process outsourcing), en gros de faire du support téléphonique, avant de pouvoir espérer travailler sur des projets à valeur ajoutée d'ici 12 à 18 mois... Et encore si c'était au salaire prévu à l'embauche, mais non cette proposition est assortie d'une réduction de moitié.

Infosys autre majeur du secteur demande quant à lui à ses employés de faire preuve d'imagination et de trouver un moyen de faire économiser personnellement 10 dollars à la société par mois - les moins imaginatifs proposeront certainement de payer leur chef 10 dollars de moins!

Ceci prêterait à sourire si on ne lisait pas par ailleurs que ces sociétés reposant sur d'importants matelas de liquidités cherchent à investir massivement en Europe et même en France.

Posted by Frédéric DONNETTE at 3:25 AM
Edited on: vendredi 12 décembre 2008 3:28 AM
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mercredi 12 novembre 2008

Les professionnels IT forment un syndicat pour sauver les emplois

C'est maintenant plus que la grogne chez les professionnels de l'informatique indien. Ebranlés par la récente vague de licenciements dans le secteur, conséquence de la crise financière mondiale, le syndicat national jusqu'ici dormant (Union for Information and Technology-enabled Services) s'est assuré le soutien du puissant syndicat mondial basé en Suisse (Global Union Federation and Union Network International) qui a 15 millions de membres appartenant à 900 syndicats à travers le monde. Le syndicat indien est maintenant un groupe du syndicat global.

Un groupe d'officiel du syndicat mondial est attendu à New Delhi le 5 décembre pour rencontrer les officiels du Nasscom et les ministres indiens pour discuter comment le secteur peut mieux préserver les intérêts des employés. Après ces discussions, les représentants du syndicat indien feront le tour du pays pour discuter avec les directions des sociétés sur des alternatives aux licenciements.

"Nous leur expliquons comment utiliser le même faisceau de compétences dans les autres secteurs qui explosent, comme la biotechnologie et la recherche pharmaceutique", dit Karthik Shekar, un ancien employé d'IBM qui est maintenant le secrétaire général à plein temps du groupe indien du syndicat mondial.

Le syndicat indien qui compte environ 15000 membres issus des plus grandes sociétés comme IBM et Infosys, estime que les sociétés du secteur ont coupé 10000 emplois ces trois derniers mois. Ce syndicat aura toutefois fort à faire avec le diktat de longue date entretenu par le parapluie de l'industrie, le Nasscom, qui impose aux professionnels de l'informatique de se tenir à l'écart du syndicalisme."Nous n'avons pas besoin d'intermédiaires", dit Ganesh Natarajan au Hindustan Times. "L'industrie est très transparente".

Ce n'est pas ce que pense le syndicat. "Le Nasscom a tout faux", dit Philip Jennings, le secrétaire général du syndicat mondial au Hindustan Times, depuis Nyon en Suisse. "Ils ont besoin des syndicats tout comme le personnel, s'ils veulent obtenir un retour efficace et traiter des problèmes communs comme le turnover élevé et le manque de formation. La coopération globale entre syndicats est aussi nécessaire pour permettre qu'un nombre croissant de multinationales étrangères viennent en Inde".

Posted by Frédéric DONNETTE at 11:31 PM
Edited on: mercredi 12 novembre 2008 11:39 PM
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mardi 21 octobre 2008

BarCamp à Chennai, le week-end des 18 et 19 octobre

IIT madras  
Moins renommée que Bangalore la ville Indienne de Chennai (autrefois Madras) est celle qui en Inde se développe le plus en termes de parcs technologiques. Il est donc de bon ton que les professionnels les plus passionnés de ce monde se retrouvent lors d’un week-end BarCamp sponsorisé par le géant du service « Cognizant ».

C’est dans le superbe cadre de l’IIT (Indian Institute of Technology) que je me suis rendu pour rencontrer des software engineers qui ont de leur métier, j’ose le dire, une vision qui va au-delà du job rémunérateur qu’ils n’hésitent pas à lâcher au gré des opportunités. On est donc venu vraiment chercher ici un partage de connaissances, d’expériences et pas des cartes de visites. C’est le premier enseignement : on peut trouver au milieu de cette forêt préservée au cœur de la ville et que traversent des antilopes et des singes, des geeks Indiens fiers d’arborer le tee-shirt noir de cette deuxième édition. Geeks et Geekettes quand même, puisqu’environ une dizaine d’entre-elles ont assisté (assez silencieusement toutefois) sur un total de 150 participants selon mes estimations.

Kiruba présente BarCamp Chennai
Kiruba donne le ton de cette rencontre lors du meeting de départ : la liberté d’expression, la volonté de partage et l’implication. La règle majeure qu’il exposera non sans humour est celle des deux pieds : « si une discussion n’est pas pour toi, ne te semble pas adaptée ou quoi que ce soit… tu te mets sur tes deux pieds et tu vas voir une autre conférence… ». C’est là le deuxième enseignement pour moi, il y a des geeks et ils ont vraiment le sens de l’humour. Trop souvent surpris de ne pas être compris au deuxième degré j’en avais conclu qu’il ne fallait pas tabler sur ce mode de communication en Inde, et bien maintenant je sais que ce sera un critère de choix pour trouver ceux qui prennent plaisir à faire le métier avec passion et efficacité. Durant deux jours donc des échanges le plus souvent interactifs s’opèrent sur des thèmes parfois très techniques (Ruby On Rails, SolR, OSM versus Google Maps, WordPress plugins, Code Generator, Rich Internet Applications, Amazon WebServices), orientés contenu avec une réflexion sur Wikipédia, plus pratiques comme « Design of developper space » ou carrément ouverts comme Disaster Management (qui a débouché sur un amusant débat sur la folie de la circulation en Inde) ou « IT concepts for your dream home ». Sans oublier l’inévitable session sur la crise financière (et économique) et son possible impact sur les jobs de l’informatique qui n’a pas autant rafraîchi l’ambiance que la mousson qui est tombée dru ces deux jours.
session bar camp chennai
Pas de cours magistral, ni même de démonstration d’experts les réunions restent axées sur le partage et bien plus le débat. La relative confidentialité de cette rencontre n’a toutefois pas permis de drainer un public plus large, mais c’est sans doute mieux ainsi pour le dynamisme et l’interactivité. Chennai est parmi les 5 premières villes au monde en nombre de professionnels des technologies de l’information, il faut donc espérer que des rencontres de ce type se multiplieront, peut-être sur des thèmes ciblés comme le fait régulièrement un groupe très actif sur le système de gestion de contenu open-source Drupal. Le IT Indien va-t-il enfin après avoir créé l’industrialisation outrancière de ce secteur, revenir à des valeurs d’innovation et de contribution ? C’est en tous cas le message d’espoir que j’ai entrevu lors de ce Barcamp.
Posted by Frédéric DONNETTE at 2:55 PM
Edited on: mardi 21 octobre 2008 3:10 PM
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vendredi 10 octobre 2008

Six villes Indiennes parmi les huit premières mondiales en outsourcing

Bangalore, Chennai, Delhi NCR, Hyderabad, Mumbai et Puna figurent dans le classement mondial des villes en matière d'outsourcing.

Dublin et Makati City (Philipines) sont les deux autres classées dans ce top 8. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par Cybermedia Global Services et une société de conseil en investissement, Tholons.

De même la représentation de l'Inde dans le top 50 des villes émergentes de l'outsourcing mondial est passé à 4 cette année avec l'arrivée de Jaïpur au 31ème rang. Les trois autres étant Calcutta, Chandigarh et Coimbatore. Ce classement des villes émergentes est mené par Cebu City (Philippines), Shangai (Chine) et Beijin (Chine) et comprend neuf nouvelles villes: Quezon City, Toronto, Rio de Janeiro, Mexico City, Jaipur, Singapore City, Chengdu, Guadalajara et Mandaluyong City.

L'étude pointe le fait que bien plus que le choix du pays c'est le choix de la ville qui prime. les attributs d'une ville tels que la disponibilité des ressources en qualité, en type, en coût, avec l'infrastructure et son potentiel à long-terme pour répondre aux services spécifiques détermine l'attractivité en tant que centre d'outsourcing.

Alors que Bangalore, Cracovie, Makati City et Shangai sont des centres bien établis pour la finance et la comptabilité, Cebu City, Colombo et Puna sont des centres d'excellence émergents pour ces fonctions. De même Shanghai, Dublin et Bangalore sont les actuels leaders pour les centres de recherche, et Bejing, Chennai et Prague étant les centres émergents de R&D pour 2008.

Il est intéressant de noter qu'il y a une corrélation entre l'attractivité économique et la complexité des services offerts par une ville. Dans bien des cas, une place offshore low-cost propose des services moins complexes et vice-versa. Par exemple des villes comme St Petersbourg, Shanghai, Bangalore, Makati City, Ho Chi Minh City and Delhi (National Capital Region) propose des services à haute valeur ajoutée mais pas nécessairement au meilleur coût. De même on peut trouver des services moins complexes dans des villes comme San Antonio et Glasgow à moindre coût.

Reste que ce classement qui dégage une liste des 8 leaders confirme le rang de numéro un mondial de l'Inde qui y place six villes.

Posted by Frédéric DONNETTE at 10:03 AM
Edited on: vendredi 10 octobre 2008 10:18 AM
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lundi 01 septembre 2008

Les discours anti-offshore d'Obama n'affectent pas les Indiens

En période pre-électorale, les candidats y vont fort de leur discours populistes. C'est en tout cas ce que croit l'industrie du BPO indienne après les déclarations de Barack Obama qui envisage de suspendre les exemptions de taxes pour les entreprises qui cèdent à la tentation de l'offshore.

Pas question de se laisser aller à la panique pour le géant mondial de l'outsourcing, qui au contraire se rassure en affirmant que ses atoûts et son avance technologique sont incontournables pour bien des entreprises américaines. le Nasscom qui suit avec bien évidemment beaucoup d'intérêt ces élections réagit par la voix de Sucharita Eashwar, Directeur Régional : "Nous suivons bien évidemment de près mais nous pensons vraiment que nos emplois ou l'industrie ne risquent rien. Nous sommes confiants que notre expertise technologique, nos compétences et notre savoir seront toujours une valeur pour le marché américain aussi."

Et que se passerait-il si Obama remporte les élections? Ce n'est pas si simple, affirme Lathika Pai, CEO de Fides Global Consultant, même s'il commande la Maison Blanche, il y a de lourdes procédures, il n'y aura aucun impact et cela échouera.

L'avis général bien que les conversations soient fortement alimentées par ces déclarations du candidat, reste que ce n'est pas cela qui conduira l'industrie Indienne du BPO à fermer. Les experts pensent même que tout cela est le jeu d'Obama pour amuser la galerie avant les élections.

Nous pensons que cette attitude mature des Indiens qui maîtrisent bien leur savoir-faire dans le service et la philosophie qui permet de relativiser une menace, devrait s'accompagner néanmoins d'une prise de recul. En effet cette assurance que le monde politique n'est que versatile et surtout pas enclin à tenir ses promesses, devrait aussi être relativisée, il ne serait pas bon conseiller de comparer la légereté des engagements qui peuvent être pris par des politiciens en Inde et ceux que pourrait être contraints de tenir un Président Démocrate aux Etats-Unis.

Posted by Frédéric DONNETTE at 9:31 AM
Edited on: lundi 01 septembre 2008 10:32 AM
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dimanche 03 août 2008

L'entrée en école d'ingénieur: trop poreuse au bachotage?

Certaines voix s'élèvent de façon virulente contre l'examen d'entrée aux écoles d'ingénieurs informatique, les fameuses IIT. Communs à toute l'Inde et destinés à permettre la sélection la plus large possible ces JEE (Joint Entrance Examination) sont devenus une cible de choix pour les "boîtes à bac" plus ou moins sérieuses qui fleurissent dans toute l'Inde, même des villes reculées. Des campagnes d'affichage monstrueuses couvrent les murs jusque dans les villages, et il est parfois facile de douter du sérieux de celles-ci. Comme cet institut qui a placardé des centaines d'affiches proposant une formation à la technologie, je cite, dot next (au lieu de dot net).

Les instituts les plus sérieux semblent toutefois capables de faire des miracles, et c'est ce que déplorent les directeurs des grands instituts de technologies. Moyennant finances, ils dispensent des méthodes qui permettent comme le dopage sur le tour de france de transformer des mulets en chevaux de course. Le vrai problème reste que les meilleurs potentiels, et notamment ceux qui ont d'excellentes compétences de communication (et l'on sait combien cela manque aux gros des ingénieurs Indiens) voient leur accès barré par des "moins que bons", selon l'expression des Directeur et Doyen de l'IIT de Madras (Chennai). Encore plus regrettable, ce mode de sélection basé sur des vastes QCM de connaissances scientifiques générales, est plus difficile d'accès pour les filles, encore une fois, car les familles hésitent davantage à investir pour elles les sommes importantes que demandent les instituts de formations privés qui ont selon les hauts responsables de l'IIT de Madras, "cracké" le JEE. Selon eux un contrôle continu serait plus efficace pour ouvrir le chemin aux meilleurs.

Il reste néanmoins des Directeurs de IIT comme celui de Bombay (Mumbai) qui pensent que le JEE est un moindre mal tant qu'aucune meilleure alternative n'est proposée.

Les Entreprises Indiennes, qui sont finalement les plus intéressées par la question, ont de plus en plus conscience que le système actuel ne leur permet pas de disposer des meilleurs éléments qui pourraient leur permettre de passer le nouveau cap indispensable à leur croissance et survie. Celles qui ont compris qu'il leur faut maintenant proposer de la valeur ajoutée aux clients étrangers et se démarquer de l'image offshore à bas prix, peinent à trouver les profils compétents et passionnés dont ils ont besoin.

(article en anglais paru dans le Times of India, 31 juillet 2008)

Posted by Frédéric DONNETTE at 8:56 AM
Edited on: dimanche 03 août 2008 9:11 AM
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samedi 28 juin 2008

Malaise dans les Instituts de technologie suite à la directive du gouvernement en faveur des OCB

Les OCB (Other Backward Classes) sont des groupes marginalisés en Inde et qui ne sont pas répertoriés ni dans la liste officielle des Castes, ni celle des Tribus.

Le gouvernement vient d'imposer un quota pour leur réserver des places dans les universités de technologie, ce qui n'est pas du goût de ces dernières au moment où la forte pression sur le IT indien, retombe aussi sur eux par les exigences de qualité des sociétés informatiques qui doivent relever les defis.

HRD orders faculty quota, IIT directors livid

MUMBAI: Buoyed by its success in pushing through a quota for OBC students in higher education, the government has now ordered IITs to introduce - with "immediate effect" - quotas in the teaching faculty for scheduled castes, scheduled tribes and OBCs.

IIT directors, not surprisingly, were livid with the decision, though none of the four TOI spoke to were willing to go on record. The high quality of IIT faculty has built the institution into a globally respected brand. Said an IIT-Delhi professor: "It is hard to imagine that even teachers will now use the caste flag to get in."

The government diktat dated June 9, which has been sent to all the IITs, lays down 15% quota for SC, 7.5% for ST and 27% quota for OBCs in teaching positions. IITs currently have reservations for backward category candidates for administrative posts - from attendants to the level of deputy registrar. However, there is no reservation for faculty members in these premier technological institutes.

The order signed by Seema Raj, director of technical education in the HRD ministry, read, "I am directed to say that the matter relating to reservation of SC, ST, OBC categories in recruitment to teaching (faculty) posts in the IITs was considered in the second meeting of the SCIC (Standing Committee of IIT Council) held on 11/2/2008. The recommendations made by the SCIC have been accepted by the chairman of (the) IIT Council. Accordingly, it has been decided to implement reservation for SC, ST, OBC, in recruitment to teaching (faculty) posts in IITs with immediate effect."

For subjects in science and technology, posts will be reserved for lecturers and assistant professors. In areas like management, social sciences and humanities, reservations will be applicable up to the professor level. The ministry allows IITs to dereserve the posts after a year, if they do not get filled "despite all efforts".

Insiders feel that merit, on which brand IIT rests, would be shaken by the decision of the government.

The order specifies that in departments dealing with science and technology subjects, "reservation shall be applied to the extent possible at the school or broad branch of engineering, at least, if not at the individual department level."

The IIT directors TOI contacted, who were yet to convey the order to their faculty members, said they are shocked by the decision.

"Some of the finest people have given up top positions and fat cheques that were offered to them in other parts of the world to come and teach in the IITs, despite the low pay scale that the government offers. With reservation in faculty positions, I see a day, not far from now, when the IITs will crumble," said one director.

Another director said that there had been no bias against hiring backward category candidates to teaching positions if they were found meritorious. "Till now, if a backward category candidate was found on par with another candidate, the former was given preference, but reservation will change the atmosphere on campus," said the director.

All directors agreed that such reservations for faculty posts would mar the quality of education at the institutes.

The lecturer’s post in the IITs is a contractual one and the basic salary is Rs 10,000 per month. Usually, fresh PhD candidates are taken in at this level.

If their services are found satisfactory, they are promoted to assistant professor and get onto the permanent rolls of the IITs. But now, almost half the posts - 49.5% to be precise - will be reserved at both these levels.

Posted by Frédéric DONNETTE at 9:42 AM
Edited on: samedi 28 juin 2008 9:43 AM
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lundi 12 mai 2008

Les SSII indiennes se tournent vers les marchés émergents

Toujours concernées par le ralentissment US, les SSII indiennes après avoir lorgné sur l'Europe, se tournent maintenant vers des proies peut-être moins compliquées pour elle. Les économies émergentes du Moyen-Orient et d'Afrique où les dépenses en technologie ont une croissance deux fois plus forte que dans les pays développés. Satyam Computer Services Ltd, Infosys Technologies Ltd et Wipro étudient sérieusement ces pistes.

Les dépenses en technologie de l'information en Asie-Pacifique, Amérique Latine, Moyen-Orient, Afrique et Europe de l'Est est en voie d'atteindre 1,1 trillion de dollar cette année, contre 964 milliards de dollar en 2007, selon Gartner. Avec une croissance de 8,5% par an, les dépenses atteindront 1,3 trillion de dollars.

Satyam, numéro quatre des exportations IT indiennes, négocie des contrats d'une valeur de 10 à 30 millions de dollars dans ces régions, selon son directeur Virender Aggarwal.

Un analyste chez le broker Sushil Finance commente : "Les contrats que l'on voit dans les marchés émergents ne sont que le commencement".

L'industrie logicielle et externalisation de back-office indienne est en voie de porter ses ventes à 64 milliards de dollars, en augmentation par rapport au 48 milliards précédent, selon le NASSCOM. La part des exportations US est de 41 milliards de dollars, soit 60% du total.

Avinash Vashitha, dirigeant de Tholons donne son avis: "Je vois les US compter pour 50% des exportations du secteur dans trois ans".

La priorité donnée au marché US jusqu'à présent était surtout une question de facilité, un fruit à portée de main explique-t-on chez Sushil Finance. Mais le changement de donne, roupie forte, dollar faible, ralentissement économique a obligé les indiens à élargir leur vision alors qu'ils rencontrent une farouche compétition de la part d'acteurs globaux comme IBM, Accenture et Microsoft, même en Chine et Inde.

Ce qui semble impressionnant c'est la flexibilité et la rapidité de mouvement de ces sociétés indiennes qui ciblaient l'Europe il y a encore quelques mois et qui semblent avoir trouvé un nouveau terrain pour exprimer leur talent. Il est fort probable que les difficultés à travailler avec les Européens et la fermeture des ces marchés aient fortement contribué à accélerer le mouvement.

Il ne me semble pas sûr qu'il faille considérer celà comme un soulagement. Atilla qui aurait passé son chemin sans brûler l'herbe sur son passage, c'est une façon de lire les évènements. Une autre lecture pourrait être de considérer que l'accès aux marchés émergents qui aurait pu être un relai de croissance pour l'Europe est d'ores et déjà une immense opportunité perdue et que nous devrons nous nourrir exclusivement de notre faible croissance.

Posted by Frédéric DONNETTE at 1:16 PM
Edited on: lundi 12 mai 2008 1:21 PM
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mercredi 07 mai 2008

La cyber-armée chinoise en marche contre les réseaux indiens

Selon The Times of India, une cyber-armée chinoise est en action et l’Inde en souffre silencieusement. Depuis un an et demi disent des officiels, la Chine déploie des attaques quotidiennes contre des réseaux informatiques indiens, que ce soit privés ou publics, montrant ainsi ses intentions et ses capacités.

Les attaques répétées coincident pratiquement avec l’historique des tensions politiques entre les deux pays.

Selon des représentants du gouvernement, ces attaques ne sont pas des incidents isolés ressemblant à des pratiques habituelles ou de hacking basiques, elles sont bien plus sophistiquées, et il y a une vraie méthode derrière cette folie.

Publiquement, les officiels, lorsqu’on les interroge se cachent derrière l’argument que le “hacking” est une activité banale et se passe partout dans le monde. Mais en privé, ils reconnaissent que la menace de cyber-guerre par les chinois est plus palpable que celle venant d’autres pays.

Le noyau dur des attaques est que les chinois scannent et dressent en permanence des cartes des réseaux officiels indiens. Cela leur donne non seulement une très bonne idée du contenu mais aussi comment les neutraliser ou les détourner lors d’un conflit.

Ces officiels affirment que la Chine est sur le point d’obtenir un avantage asymétrique sur un adversaire potentiel.

Ces attaques massives des derniers mois dont la source venait de Chine incluent une attaque sur le NIC (Centre Informatique national) qui avait été mis en place par le Conseil de Sécurité Nationale et le Ministère des Affaires Etrangères.

D’autres réseaux gouvernementaux, disent les sources, sont habituellement visés quoique jamais neutralisés. Un effort discret est en cours pour mettre en place des mécanismes de défense, mais il reste du chemin pour que la cyber-guerre devienne une composante importante de la doctrine de sécurité de l’Inde. Des équipes dédiées, mal payées bien-sûr sont impliquées dans une lutte quotidienne contre ces attaques. Le fossé à combler est la création d’un système de représailles offensives. Ce ne serait pas compliqué selon certaines sources, les réseaux chinois sont très poreux et l’Inde est reconnue pour être un géant de l’informatique.

Il y a trois armes principales qui sont utilisées contre les réseaux indiens, les bots, les capteurs de saisies et les cartographieurs de réseaux. Toujours selon les sources gouvernementales, les chinois sont des experts reconnus pour la réalisation de bots, qui sont des programmes parasites injectés dans le réseau qui le piratent et contrôlent les ordinateurs ce qui revient à dire qu’ils sont sous l'emprise de « forces extérieures ». Les ordinateurs ainsi asservis sont connus comme étant des zombies selon le langage coloré de la cyber-sécurité et sont des élements clés dans la cyber-guerre. Il y aurait ainsi près de 50000 bots en Inde actuellement et ce ne sont que des hypothèses opérationnelles.

Quel est le danger? En termes simple c’est que le moment venu, ces contrôleurs externes, des bots, pourront commander à leur guise les réseaux en s’appuyant sur ces zombies.

Il y a exactement un an, des experts indiens de sécurité informatique ont pu avoir un aperçu de ce qui se passerait quand une attaque coordonnée contre l’Estonie a mis en panne ce pays, cela a été réalisé par un million d’ordinateurs de partout dans le monde et beaucoup d’entre-eux étaient … en Inde ! C’était l’œuvre de cyber-terroristes russes qui sont reconnus pour être plus meurtriers.

Le point que mettent en évidence les offciels est que des réseaux en Inde sont contrôlés depuis l’extérieur, une sorte de cinquième colonne, d’où le besoin d’une stratégie plus aggressive.

Les key loggers sont des programmes qui inspectent les ordinateurs, leurs processus et les données quand vous agissez sur le clavier. Ces informations sont immédiatement transférées vers un contrôleur externe et meme un changement de mot de passé peut être repéré. L'inspection et la cartographie de réseau est une des bases de la cyber-guerre moderne. Le Ministère des Affaires Etrangères possède un système d’ordinateurs et réseaux à trois couches, seules les communications les moins confidentielles circulent sur un canal qui est baptisé « e-grams ».

Ironiquement, les affaires ultra-confidentielles n’utilisent que des methodes de la vieille économie, probalement les plus sécurisées quoique les plus coûteuses en temps. Il en va de même pour d’autres zones critiques gouvernementales. Mais le plus grand pas à franchir au sein de la sécurité nationale est celui de la compréhension de la vraie nature de la menace.

Le conseiller pour la sécurité nationale MK Narayanan a mis en place l’Organisation pour la Recherche Technologique Nationale (NTRO) qui a en charge l’évaluation de la menace de la cyber-guerre. Mais le forum sur la cyber sécurité du Conseil de Sécurité Nationale a été supprimé après l’incident d’espionnage américain. Le pouvoir établi a tellement été effrayé que cela reste gelé. Le processus de décision indien en ce qui concerne la cyber-guerre en est profondément affecté.

Posted by Frédéric DONNETTE at 10:00 AM
Edited on: mercredi 07 mai 2008 10:15 AM
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mercredi 02 avril 2008

WIPRO, à la dimension indienne

Alors que l'on peut parler de coup de froid sur l'industrie IT indienne voici une nouvelle qui a de quoi permettre de relativiser. Le géant Wipro étend ses opérations sur Chennai - qui est décidément la ville qui a le vent en poupe - par un nouveau parc de 32 hectares dans une SEZ (Special Economic Zone). Celle-ci permettra d'accueillir 35.000 employés, est déjà opérationnelle avec 2.500 personnes. Cette société a déjà investi par ailleurs dans un autre parc de 36 hectares. L'objectif: soutenir la croissance prévue de ces 5 prochaines années.

wipro à chennai

Commentant cette expansion, Sudip Banerjee, Président Enterprise Solutions de Wipro technologies dit: "de façon à soutenir notre croissance, nous devons étendre notre présence dans les carrefours IT du pays. Chennai continue à contribuer à nos besoins puisque cette ville a un riche réservoir de talents et continue à attirer ceux des états voisins. Nous sommes présents à Chennai depuis environ 8 ans et nous avons déjà déployé en de multiples points de la ville".

Posted by Frédéric DONNETTE at 10:51 PM
Edited on: mardi 06 mai 2008 10:21 AM
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vendredi 07 mars 2008

Ebay et Paypal ouvrent un grand centre à Chennai

Le IT corridor de Chennai (sur la Old Mamalapuram Road) n'en finit pas de s'étendre et à la fin de l'année dernière ce n'est rien d'autre que Ebay qui conjointement avec Paypal a ouvert un centre de développement.

bureaux paypal ebay chennai

Les bureaux abritent déjà plus de 1000 ingénieurs et des recrutements sont plannifiés par centaines sur les deux prochaines années.Les postes concernés sont dans le développement de produits, l'ingénierie logicielle et d'autres fonctions informatiques.

"Nous sommes très heureux du succès précoce de notre centre de développement à Chennai" a dit Scott Thompson, CTO de Paypal. "Des centaines d'hommes et de femmes talentueux ont déjà rejoint eBay et PayPal et nous allons continuer de recruter fortement pour construire notre équipe fantastique à Chennai".

Cette décision qui on s'en doute a été largement étudiée par ce grand groupe leader de l'internet, ne doit rien au hasard. Nous sommes bien loin maintenant des clichés traditionnels de l'offshore indien où des bataillons de jeunes diplômés exécutent des tâches sans valeur ajoutée: Les grandes sociétés étrangères investissent maintenant dans des gigantesques centre de recherche et développement. L'Inde et Chennai notamment est entrain de réussir son pari de prendre place en haut de la chaîne de valeur.

Posted by Frédéric DONNETTE at 11:57 PM
Edited on: mardi 06 mai 2008 10:20 AM
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vendredi 04 janvier 2008

Le Ministre de l'Intérieur rencontre la Police et des Responsables IT de Bangalore

Le Deccan Herald relate une rencontre au sommet entre le Ministre de l’Intérieur et des responsables des services de Police de l’Etat du Karnataka en présence du gouverneur de cet état du Sud, dont la capitale n’est autre que la célèbre Bangalore.

Profitant d’un voyage officiel dans la région, le Ministre a provoqué cette rencontre mercredi 2 janvier, après que les dirigeants des plus grandes sociétés du IT l’aient interpellé sur cette question critique qu’est la sécurité physique de leurs entreprises.

La bonne santé de l’économie indienne étant dépendante de ce secteur, la protection des infrastructures doit être une préoccupation d’état. Les entreprises IT ont expliqué qu’elles ont déjà largement investi dans des mesures de sécurité interne rigides. Le Ministre actant que Police ne peut pas assurer leur sécurité individuelle, s’est inquiété de savoir quel plan est prévu pour renforcer le dispositif y-compris par la création de postes de Police et des infrastructures nécessaires.

Posted by Frédéric DONNETTE at 11:07 PM
Edited on: samedi 03 mai 2008 11:21 PM
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mercredi 02 août 2006

INFOSYS recrute aux Etats-Unis et forme en Inde.

INFOSYS recrute aux Etats-Unis et forme en Inde.

CNN – IBN , 2 août 2006

Accès à la vidéo.

Mysore (Ville du sud de l’Inde, proche de Bangalore).

Recruter aux Etats-Unis, former en Inde, cela semble être la philosophie d’Infosys qui fête ses 25 ans cette année. La stratégie de cette entreprise qui consiste à bâtir une véritable force de travail globale, a amené sur le sol Indien 126 jeunes professionnels des Etats-Unis. Ils viennent de domaines aussi divers que les arts ou le juridique, mais sont désireux d’apprendre tout depuis la programmation jusqu’à la cuisine Indienne.

Mais pourquoi ces jeunes américains choisissent Infosys et préfèrent l’Inde. ?

"C’est l’avenir et je veux être ici," dit Syed Imran Haider, un employé d’Infosys. "C’est la conviction qu’Infosys est le reflet de l’avenir des technologies de l’information," dit Alicia Harold, une autre employée d’Infosys. L’an dernier, Infosys a mené un programme pilote avec 10 américains travaillant sur le campus de l’entreprise à Bangalore. Le projet a été un tel succès que la société a décidé de recruter des ingénieurs de développement débutants venant des Etats-Unis. Maintenant 126 étudiants des universités américaines sont formés au centre Infosys de Mysore. Ils seront ensuite nommés dans différents centres d’Infosys dans le monde. "Nous, en Inde, nous devrons travailler dur afin de s’assurer que nous attirons des centaines de jeunes et brillantes personnes parce que c’est la seule façon que les sociétés Indiennes pourront être globalisées", dit NR Narayana Murthy, le chef spirituel d’Infosys. Infosys recrutera 300 personnes des Etats-Unis cette année. Elle a planifié d’étendre ce programme à l’Europe, à l’Australie, ainsi que la Thaïlande. Pour beaucoup de ces étudiants, c’est le discours du chef spirituel d’Infosys, Narayana Murthy qui les a inspiré à s’exiler vers des terres lointaines. Et quand ils retourneront dans leur pays pour travailler, ils espèrent emmener avec eux l’expérience multi-culturelle que non seulement Infosys, mais l’Inde entière offre.

Posted by Frédéric DONNETTE at 2:59 PM
Edited on: samedi 03 mai 2008 11:19 PM
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