Satyam finance les idées de ses employés

Cognizant fut la première à lancer ce programme audacieux en 2008. Plutôt que de voir des individus brillants quitter leurs murs pour se lancer dans des entreprises sur des idées innovantes, Mahindra Satyam emboite le pas de l’autre géant indien des services informatiques.
Le principe est d’alimenter un fond permettant d’aider des employés à réaliser leurs projets qui pourront contribuer aux revenus de l’entreprise mécène.
Les idées retenues présentées aux comités des entreprises peuvent se voir accorder non seulement des moyens financiers mais également humains.
Avec 8 millions de dollars injectés dans ce programme, Satyam espère retenir les talents, comme l’explique Manish Mehta, Directeur des Solutions Verticales : « Les jeunes employés sont bien équipés pour apporter des nouveaux services en tant que produits dans les domaines du e-commerce et de la mobilité. Plutôt que de les voir partir pour démarrer leur propre aventure, ceci leur permet de continuer tout en faisant partie de Satyam. »
Le Directeur des Ressources Humaines, Hari T insiste sur la motivation des jeunes : « Nous reconnaissons le besoin de propulser les jeunes employés qui ont un état d’esprit très demandeur ».
Il y a plusieurs années, Infosys avait déjà apporté son soutien à des jeunes pousses.
Sukumar Rajagopal, un Vice-Président senior de Cognizant reconnait aussi que de telles incubations vont devenir de plus en plus importantes alors que les besoins des clients ne peuvent plus être couverts que par l’innovation.
Le projet le plus significatif est sans doute Cognizant 2.0 (ou C2) qui offre une ville virtuelle pour les 140.000 employés de la société , ainsi que ceux de 100.000 utilisateurs actifs qui collaborent à des centaines de projets à travers le monde.

Economic Times :

Flipkart, le e-commerce indien n’est pas virtuel

Quoi de mieux qu’une véritable expérience de shopping en ligne sur le site d’un des leaders du commerce en ligne en Inde ?

Une façon de voir grandeur réelle ce qui se passe, passons sur une étude de cas: je veux montrer à des amis Indiens ce qu’est le Maroc où je vais me rendre pour préparer un business.

Flipkart est le site indiqué. Créé par deux anciens d’Amazon, le site suit modestement le modèle du géant américain. Son offre de livres est la plus intéressante qui soit proposée sur le sous-continent.

Première étape, recherche dans le catalogue, je trouve rapidement un livre connu existant sur le site site de référence. L’offre prix est intéressante, 6 euros pour un guide de bonne qualité, cependant dans un choix encore trop limité.

Pas de livraison possible hors de l’Inde, hum … ouf …j’envoie à des amis à Pondichéry.

Le processus de paiement se passe bien, directement en utilisant le système de paiement par transfert de ma banque indienne (citibank). Je suis quand même débité immédiatement, alors qu’ Amazon sait me débiter à l’expédition seulement.

Le suivi de commande est sérieux avec emails clairs envoyés à chaque étape, passage à chaque point du circuit de livraison.

Malheureusement le hic se produit durant le dernier kilomètre (là où souvent la logistique achoppe). L’adresse de mes amis ne serait pas assez précise ! Surprise car je leur ai déjà fait plusieurs envois de France par la poste avec cette même adresse, sans jamais aucun problème.

J’envoie donc un email de réclamation à Flipkart leur exprimant mon étonnement. La réponse est immédiate, polie avec un engagement à faire mieux.

Le lendemain sans autre précision le colis est livré, il aura fallu quand même 10 jours.

Au final l’expérience a été satisfaisante et j’ai été invité à l’exprimer sur un questionnaire en ligne. Le processus fonctionne, peut-être pas encore de façon optimale, mais c’est clairement pour le pays un grand pas en avant. Un soucis majeur sans doute, la capacité à atteindre le destinataire sans accroc, le fameux « last mile ».

Le site flipkart

Times of India promeut le BPO indien

The Times of India ressort des tiroirs une présentation quelque peu chauvine au sujet de la puissance du BPO indien. Ce document ressort à un moment où un clip de la campagne Obama cible clairement le recours par son adversaire électoral à de l’offshoring indien. Un sujet sensible qui n’a pas manqué de provoquer l’indignation des Indiens, alors qu’Hilary Clinton arrive en visite officielle.

Deux choses intéressantes: la présentation factuelle certes orientée mais encore plus les commentaires des Indiens qui nuancent clairement le côté « comm » des arguments déployés.

Ce que veut faire la présentation c’est détruire 4 mythes autour du BPO qui a atteint 20 milliards de dollars en 20 ans en partant de zéro.

1) Le BPO devient moins intéressant car les salaires augmentent. En 2009, ils sont encore 5 fois inférieurs à ceux des Etats-Unis, même avec un rythme de 10% annuels il faudrait 20 ans pour l’atteindre.

2) Chine, Vietnam, Philippines, de nouveaux challengers. Certes, mais Vietnam et Philippines sont de petits pays, alors que la Chine ne présente pas de bonnes garanties de sécurité (sic).

3) Aucun produit créé par les Indiens: sur ce point l’argumentation est très faible. Un commentaire remet les choses en place.

4) Manque d’innovation : aucun élément n’est ici produit, l’auteur semble botter en touche.

Les commentaires sont intéressants dans le sens où ils montrent que les Indiens restent fiers de leur position, mais lucides sur le fait que les bas prix (on travaille pour rien la nuit) sont l’argument numéro un et que le besoin de monter en qualité est impératif pour maintenir une position mondiale.

Timtara.com à la fête

Le site e-commerce indien Timtara.com fête son deuxième anniversaire. Considéré comme le site à la plus rapide croissance du monde de vente en ligne émergent, Timtara.com est spécialisé dans les produits électroniques et propose plus de 500 marques indiennes mais aussi toutes les plus prestigieuses internationales.

La particularité du site vaut la peine d’être signalée, alors que la question de la confiance dans les systèmes de paiement en Inde fait débat : c’est le seul site à faire 100% de ses transactions par carte bancaire. Ce qui n’empêche pas d’obtenir un taux de 95% de clients satisfaits. Un résultat qui passe aussi par l’autre clé du succès du e-commerce, la capacité à (bien) livrer les clients. La réussite sur ce point est certainement liée à la présence dans 2700 villes.

Avec un démarrage prudent sur deux catégories pour arriver maintenant à 10 catégories, 2 employés au départ pour dépasser les 50 aujourd’hui, Timtara.com affiche une progression de 30% chaque mois.

Arindam Bose, Directeur Exécutif et Responsable du service client explique le succès de l’entreprise par la satisfaction client:

« … Nous avons relevé le défi et vendons seulement des produits de marque authentiques dans toutes les catégories pour établir notre crédibilité dans le monde des ventes en lignes. Cette décision nous a ramené de riches dividendes puisque nous développons une relation forte avec nos clients… ».

Relents de protectionnisme aux Etats-Unis

Un article du Monde suggère une menace sur le IT Indien en raison de nouvelles dispositions qu’envisage de prendre le gouvernement Américain.

Selon des chiffres publiés par l’agence Reuters, le secteur de la sous-traitance informatique indien réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires grâce aux commandes des Etats-Unis et de l’Europe, annonce l’article.

Il est intéressant de noter de 75% marque finalement un progrès de l’internationalisation de l’industrie Indienne. Il y a quelques années on parlait de 80% pour les seuls Etats-Unis.

La charge d’Obama n’est pas nouvelle, déjà TKOS avait relayé une information similaire il y a trois ans et même avant son élection.

La réalité est que les géants du IT et notamment du nouveau web peuvent difficilement se passer de leurs bataillons d’ingénieurs en Inde.

Principalement Barak Obama s’insurge contre la méthode Indienne qui exonère de taxes les entreprises Américaines qui outsourcent en Inde. Pranab, le Ministre des Finances assimile cette réaction à une attitude défaitiste.

Pour les Indiens la charge menée contre-eux devrait encore les inciter à viser d’autres marchés et donc apporter de la valeur aux concurrents des  Etats-Unis. Le protectionnisme peut-il être gagnant ?

Bangalore dans le Top 10 mondial

Une étude livrée par le Startup Genome Project a été initiée par un groupe d’entrepreneurs et de mentors de startup de la Sillicon Valley. Les facteurs qui comptent pour les entrepreneurs dans leur prise de décision pour choisir un lieu d’implantation sont analysés. Résultat, le fleuron Indien, challengé dans son pays même, reste au sommet mondial.

Derrière la SilliconValley, New York, Londres, Toronto, Tel Aviv, Los Angeles, Singapore, Sao Paulo et devant Moscou … Bangalore se place de manière significative.

500 Startups, un nouveau modèle d’accélérateur de Startup, a déjà 250 dossiers de capital-risque actif sur la ville, et s’apprête à injecter encore 50 millions de dollars. Un projet baptisé « Geeks on a Plane Trip to India », lancé en décembre par 500 startups, s’est focalisé sur la découverte et l’inspiration des grandes idées issues du marché Indien.

Article: méthodologie et classement sur Techcrunch

Naukri donne une visibilité sur les salaires

Voici une application en ligne très utile pour les candidats et les recruteurs.

interface naukri pour comparer les salaires

Naukri le service numéro un en Inde pour postuler et proposer des emplois en ligne, offre un service très performant.

A partir d’informations simples saisies en formulaire, des graphiques permettent de comparer en un clin d’oeil les salaires du marché. Un ingénieur est-il mieux payé à Bangalore qu’à Pune ? Quel est l’impact de l’expérience ? Les salaires se valent-ils dans les différentes industries? Des courbes colorées peuvent être superposées et apporter les réponses.

Les salaires sont en roupies, par années, et exprimés en Lakhs (1 lakh = 100.000 donc 1 lakh de roupies représente en avril 2012 environ 1500 euros).

Les populations étudiées semblent suffisamment significatives pour être crédibles, toutefois les bornes supérieures semblent quand même souvent extravagantes (32 lakhs annuels pour un ingénieur software de 2 ans d’expérience).

Le service est accessible à cette URL.

Une reconnaissance mondiale pour les Ingénieurs Indiens

Les ingénieurs Indiens vont probablement bientôt voir leur diplôme reconnu par l’accord de Washingtown.

Déjà membre honoraire depuis 2007, L’Inde va rejoindre les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, Singapore, Le Japon, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et six autres pays dans ce consortium.

Facebook et Twitter applications favorites

Une étude menée mondialement par Ipsos apporte un nouvel éclairage sur l’usage de l’internet en Inde. Confirmation néanmoins que Facebook et Twitter sont très populaires, puisque 60% des internautes Indiens utilisent les réseaux sociaux.
68% d’entre-eux utilisent internet pour envoyer et recevoir des emails, ce qui est quand même en-dessous du taux mondial qui est à 85%.
Les communications par VO-IP sont par contre faiblement utilisés à 25%.
Avec 103 millions d’utilsateurs internet, l’Inde va connaitre une progression fulgurante d’ici 2015 (estimation à 222 millions).
40 millions d’Indiens accèdent à l’internet par un smartphone.
Article sur Sillicon India

Escroqueries aux offres d’emploi informatique

Quel bonheur pour cette jeune diplômée en informatique de Tirupati (un haut lieu de pélerinage de l’Hindouïsme au Nord du Tamil Nadu) ! Depuis une an qu’elle cherche un travail sur Chennai elle vient de recevoir un email d’une société « Infinity Software Services » : « Félicitations, vous répondez à tous les critères pour notre poste vacant en temps que apprenti en software. Vous pouvez nous rejoindre à partir du 1er février après un bref processus de vérification au sujet duquel vous serez informée rapidement. »
Inutile de dire que Mohana était euphorique, la seule chose qui lui restait à faire est de s’engager pour un cours en ligne sur la gestion des bases de données… pour la modique somme de 10000 roupies (160 euros) à régler à la société de placement où elle s’était enregistrée. Après un mois de cours sur des documents power-point, elle se rend aux bureaux de Infinity Software Services à Chennai pour trouver finalement une toute autre société avec un tout autre nom. « C’était une société d’animation et personne n’était au courant au sujet d’une offre d’emploi … »
Ce n’est pas un cas isolé, 60 étudiants d’un institut technologique ont ainsi été spoliés de 5000 roupies… Malgré quand même les recommandations de prudence prodigués par les professeurs et administratifs de leur école.
Les Google groupes sont une bonne source de proies pour ces pseudos-agences et leurs techniques de spam ou de phishing finissent par trouver leurs victimes.
Tata Communication Services fait partie des sociétés souvent citées comme employeurs potentiels par de telles propositions malhonnêtes. TCS a donc affiché clairement un avertissement contre ces escroqueries sur son site web et a même ouvert une ligne à appeler pour dénoncer des fraudes.
Le NASSCOM a pris aussi le sujet au sérieux et lance des avertissements aux étudiants.

article sur le Hindu