En liaison avec le projet Aadhaar (numéro d’identification unique compable à notre numéro de sécurité sociale), une équipe de réflexion met en place l’idée d’installer un million de guichets automatiques (ATM) à travers le pays. Opérés par des prestataires, ces systèmes permettraient de servir les prestations sociales à leurs bénéficiaires dans environ 600.000 villages.
L’équipe menée par Nandan Nilekani, Directeur du UIDAI (Unique Identity Authorithy of India) a rendu son rapport final au Ministre des Finances.
La mise en place de ce réseau de mini-guichets automatiques coutera 3,14% avec un minimum de 20 roupies (35 centimes d’euros) au Gouvernement redevables aux banques.
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Un million de guichets automatiques pour les prestations sociales
L’E-Commerce recrute à tour de bras dans les IMM
Les Indian Institutes of Management découvrent un nouveau profil de recruteurs de masse; les meilleures sociétés du E-Commerce Indien. Cela confirme la confiance et l’éclosion d’un secteur qui regarde avidement vers le succès et la reconnaissance, c’est ce que reporte Sengupta et Radhika P Nair du Economic Times.
Ces sociétés du E-Commerce sont âgées d’à peine plus d’une paire d’années et bénéficient d’arguments de séduction et d’augmentations par les capital risque et des gestionnaires de fonds. Les recruteurs du E-Commerce occupent les meilleures positions abandonnées par les employeurs plus usuels qui rechignent à recruter en raison du ralentissement économique.
RedBus, LetsBut, Via, Valyoo Technologies et Snapdeal recrutent pour la première fois dans les campus des IMM et ont sélectionné des débutants et d’autres plus expérimentés, payant des packages qui ont de 8 à 16 lakhs (12000 à 24000 euros). Des sociétés comme Mynthra, qui ont jusqu’à présent recruté des candidats de l’IMM de Bangalore, étendent leur programme à d’autres Instituts dans tout le pays.
RedBus, de Bangalore, qui vend des billets de bus en ligne n’avait, provenant de ces instituts que des stagiaires d’été. Cette année elle propose deux offres d’emploi dans l’IMM d’Indore et sera présente ces prochaines semaines pour des campagnes de recrutement à Bangalore, Ahmedabad et Calcutta. « Les discussions de pré-embauche ont suscité de l’intérêt et nous espérons des confirmations bientôt.Les IMMs plus récentes nous ont approché mais nous ne voulons pas y aller. » explique Shankar Prasad, COO de RedBus. A l’origine la société envisageait de recruter les diplômés comme stagiaires en management et de les promouvoir dans des rôles de management intermédiaire par la suite.
Les opportunités offertes par les sociétés du E-commerce cette année sont comparables à celles du recrutement 2009, durant lequel les banques d’état et d’autres PSU ont été les gros recruteurs des Instituts de Management alors que leurs confères du privé ou de l’étranger restaient en retrait du fait de la récession. Bien que le scénario présent ne soit pas si mauvais qu’en 2008-2009, le recrutement reste modéré et les étudiants sont encouragés à voir plus loin que les traditionnels acteurs qui offrent de hauts salaires.
Plus loin, l’industrie du E-commerce séduit beaucoup, avec le géant des réseaux sociaux Facebook et ses levées projetées à 100 millions de dollars ainsi que les sagas d’une bonne vingtaine de millionnaires en dollars. Ces sociétés trouvent que leurs histoires et modèles de business uniques séduisent quand bien même elles ne sont pas les plus rentables de l’industrie.
Snapdeal, site d’achat groupé et coupons promotionnels fait des offres d’embauche à des candidats dans sa base à Gurgaon, mais aussi à Calcutta, Bangalore et Lucknow.
Quand les Indiens donnent aux Universités américaines
Une étude récente menée par US News shortlist révèle que des industriels Indiens majeurs versent des fonds à la base alumni de l’Université de Harvard. Dans le même temps, les universités indiennes souffrent d’un manque d’infrastructure IT moderne, d’une absence des meilleures pratiques et des difficultés à enrôler des étudiants au top. Les industriels choisissent encore d’investir en occident au lieu d’alimenter de leurs fonds les universités indiennes.
Selon cette étude menée annuellement sur 1800 écoles et sur les rapports de deux ans d’alumni, l’université de Princeton se hisse au sommet, faisant d’elle l’université préférée pour les dons. Il est notable que contrairement aux universités Indiennes, largement financées par les frais d’études, les universités occidentales le sont majoritairement par des donations. Par exemple, 20 pourcent des dépenses de Harvard sont alimentées par les frais alors que 50 pourcent le sont par les dons. Un montant significatif provient de la base d’anciens (alumni). Un certain nombre d’études conduites pour étudier le modèle des donations des alumni apportent de précieux renseignements sur l’âge, l’affiliation et la motivation des généreux mécènes. Ainsi il semblerait que l’espoir de voir ses enfants bénéficier d’un accès facilité aux mêmes institutions puisse être moteur. Il se pense même que Anand Mahindra (repreneur de Satyam) ait donné les sommes les plus élevées à Harvard, alors que ses deux fils cherchaient à être admis au collège.
Amazon, Le Lion, impose sa Junglee
Ils l’avaient annoncé, ils l’ont fait. L’été dernier les rumeurs les plus insistantes annonçaient l’arrivée du géant du e-commerce dans la plus grande jungle au monde: l’Inde.
Le site Junglee.com, nom qui rappelle un film Hindi sulfureux (à l’échelle indienne bien sûr) des années 1960, a été lancé par Amazon au début du mois de février. Les dates annoncées l’an dernier, premier trimestre, pouvaient laisser penser que l’arrivée réelle interviendrait au deuxième trimestre. Que nenni ! Dès le premier mois de l’année la stratégie est en place.
A commencer par l’annonce fin janvier du démarrage d’un gigantesque centre de distribution à Bombay (Mumbai). Ce centre va permettre de livrer plus rapidement et à coût moindre les dizaines de milliers d’internautes Indiens qui commandaient déjà sur les sites américains et anglais.
Fortement challengé par les sites locaux comme flipkart, Amazon est néanmoins le leader en terme de trafic depuis l’Inde.
Le démarrage du site Junglee va donc permettre d’asseoir cette domination.
Avec un objectif de 12 millions de produits représentant 14000 marques multinationales Indiennes, les 100 millions d’internautes trouveront un choix qui pourra satisfaire une diversité culturelle et consumériste.
Amazon, comme d’autres grandes multinationales non Indiennes, répond au défi lancé par le pas en arrière du gouvernement qui refuse les investissement étrangers directs majoritaires.
Junglee est directement axé sur le concept marketplace, mettant en avant les offres des marchants locaux ou internationaux, de vrais défis en perspective, les petits avertissements présents sur le site en témoignent:
- Vous voyez un problème avec ces offres, informez-nous…
- Pour les articles proposés par des vendeurs internationaux, les prix en roupies affichés sur ce site sont des prix estimés. Le prix final qui vous sera facturé, incluant la livraison, les taxes, fluctue de temps en temps (sic). Additionnellement, votre banque peut appliquer un taux de change différent quand vous paierez l’article.
Profit en hausse pour WIPRO au 3ème trimestre.
Le géant Indien du IT Wipro qui a connu une année 2010 mouvementée présente des résultats flatteurs qui valident le changement de stratégie.
Dépassant même Infosys, le n°3 des exportateurs indiens des services informatiques affiche un profit en hausse de 10%.
Rohit Anand, analyste sectoriel à PINC Research salue la performance : « La direction de Wipro semble meilleure que celle d’Infosys et c’est venu comme une surprise positive compte tenu de l’actuelle incertitude économique ».
La nouvelle a eu un effet positif en bourse où l’action a pris 5,1%.
Wipro comme ses comparses du IT Indien dépend essentiellement du business généré aux Etats-Unis et en Europe, 90% des 380.000 crores de roupies (64 milliards d’euros). Un marché avec un potentiel de croissance mondial de 3,12% en 2012 selon Gartner mais qui incite quand même le président de WIPRO, Azim Premji, à un peu de prudence :
« Le sentiment macroéconomique général continue d’être incertain et nous le surveillons de près ».
La restructuration menée par WIPRO se révèle être une stratégie payante, avec un recrutement de 5000 employés sur le trimestre, portant ainsi l’effectif à 136000…
Compétences certifiées par une base nationale
Avec 4 millions de diplômés en 2011 c’est une main d’oeuvre d’ingénieurs et techniciens qui augmente de 700.000 unités comme chaque année.
Voilà de quoi répondre au besoin immense de l’industrie IT qui atteint maintenant 33 milliards de dollars.
Pourtant le vrai souci reste de s’assurer que les talents en sont vraiment et répondent bien au besoin des entreprises. L’effet de masse entraine des tensions sur le marché avec une demande importante certes, mais une offre considérable et donc le besoin pour les recruteurs de ne pas s’y perdre.
Le Nasscom, syndicat du secteur IT a donc développé une initiative, le NSR, National Skills Registery, qui est une base de données nationale des compétences enregistrées et vérifiées. Outre les informations relatives à l’expérience et à la formation, la photo et des données biométriques seront gérées par le système. Plus de 10 millions de comptes ont été enregistrés sur le site web avec 678.000 données biométriques, alors que 115 sociétés ont rejoint la base.
L’Inde poursuit sa quête de crédibilité dans la lignée des initiatives prises pour améliorer la sécurité des données au sein des entreprises.
A 16 ans il conçoit une tablette Androïd
Cap Gémini développe un nouveau centre d’expertise en Inde
36000 $ de rémunération moyenne pour le haut du panier
Les sociétés indiennes sont parmi les moins rémunératrices au monde. C’est ce qui ressort d’une étude intitulée Salaires IT 2011 au travers le monde. Le salaire moyen révélé par cette étude concerne les niveau moyen au niveau sénior et s’élève à $36,120 par an, ce qui représente moins d’un quart du numéro un de l’étude, la Suisse.
Cette étude a été menée par le recruteur MyHiringClub.com et place l’Inde dans les 10 moins bons payeurs. Elle montre également que l’Europe de l’Ouest paye le mieux et que les pays développés recourent davantage aux parts variables comme les bonus contrairement aux pays qui payent le moins et rémunèrent plus en fixe.
L’analyse de Rajesh Kumar, CEO de MyHiringClub.com est :
« L’impact de l’outsourcing et de l’offshoring des métiers de l’IT en Amérique du Nord et Europe de l’Ouest aide à expliquer le modèle global de rémunération. Les rôles secondaires ont migré vers les régions où le talent est moins cher. L’Inde continue de faire partie des destinations leaders pour le développement IT, grace à son avantage coût. Toutefois l’inflation salariale et la pénurie de talent peuvent émerger comme des challenges majeurs pour garder cette position dans le futur. »
Il serait intéressant de disposer de chiffres sur le bas du panier. L’échelle des salaires et très étendue en Inde, le niveau de rémunération révélé dans cette étude, quoique bas en comparaison mondiale nous semble malgré tout bien supérieur à ce que peut prétendre un débutant moyen (de 2000 à 3000 $).
Open-source, encore du chemin pour l’adoption
Regunath Balasubramanian, architecte principal du projet UIDAI (Unique Identification Authority of India*) et Ramesh Chopra, fondateur et éditeur de « Electronics for you » ont inauguré la conférence du Open Source India 2011.
Balasubramanian a déclaré que l’Open source n’est pas encore un mouvement de masse en Inde. Les gens veulent entendre des success stories et les reproduire. Les OSI days sont une bonne plateforme pour partager ces success stories.
La marge qui existe encore dans l’adoption de l’open source est également soulignée par Venkat Mangudi de AssetMapr Inc Inde, un des évangélistes du mouvement : « La formation en PHP est limitée en Inde, alors que Java et Oracle sont proposés dans chaque coin de rue du pays. Il arrive que des promotions entières de collèges soient enrôlées par une même société. Cela les limite et ne leur offre guère de chance d’évoluer ».
(*)Le projet Aadhar (le numéro d’identification à 12 chiffres sur lequel repose l’identication unique en cours en Inde) repose sur les technologies Open Source (OSS) avant tout pour prévenir tout blocage d’un fournisseur, plus que pour des raisons budgétaires.
