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mardi, août 14, 2007
Un tiers d'entre-nous vivent avec moins de 20 roupies par jour
C'est ce que titre un article de Hindustan Times. Annonçant un chiffre de 836 millions d'indiens pour qui 40 centimes d'euros (12 euros par mois) est le réel pouvoir d'achat (ou d'épargne mais restons réaliste).
Pauvreté qui est accentuée par une autre réalité, sur 400 millions d'actifs, 86% travaillent sans aucun statut social, dans le secteur non organisé et 80% de ces travailleurs sont de ceux qui vivent avec moins de 20 roupies par jour.
Ces données peuvent nous sembler étonnantes, à nous européens expatriés, nous avons trop vite l'impression que la classe moyenne s'agrandit et que la pauvreté recule. La réalité est donc tout autre, nous voyons la partie emmergée de l'iceberg, moins celles des slums (bidonvilles), des campagnes, et de régions très défavorisées (Bihar, Madya Pradesh, Rajasthan, Uttar Pradesh - appelé BIMARU).
Les fous de la route
C'est un lieu commun que de parler des dangers de la route en Inde. Ma première longue sortie en moto pour me rendre à Pondichéry, 150 kms sur l'ECR (East Cost Road), m'a offert ses moments de grand plaisir à suivre l'océan, les immenses plages parsemées de cocotiers et tamariniers, les paysages illuminés, traverser les villages typiques.
Mais était-ce possible sans vivre les tracas d'une réparation en pleine zone déserte par un mécanicien qui a démonté sous un soleil de plomb le carter de la boite de vitesse, parceque bien que la moto soit neuve, l'écrou qui fixe l'embrayage avait décidé de s'échapper. Quatre heures de réparation certes, mais heureusement la facture reste modestement de quatre euros, huile comprise.
Et bien sur une telle expédition présente sa part de risques. Parmi tous ceux que j'ai expérimentés je retiendrai la vache qui traverse en nuit noire au milieu de nulle part, les jeunes qui pour s'amuser me doublent en riant et le passager qui me pousse en passant, la barrière non éclairée en pleine nuit au milieu de la voie de gauche pour faire ralentir, les voitures d'en face qui franchissent allègrement la ligne continue vous forçant à vous ranger sur le bas-côté, heureux d'être en vie...
vendredi, août 10, 2007
L'INFORMATIQUE: la référence culturelle
Le IT (information technology - l'informatique) est en Inde une
véritable référence culturelle. Pas étonnant qu'on se serve de son
paradigme pour faire passer des messages au quotidien. Ainsi cette
campagne de communication qui incite au port du casque:
"Utilisez cet harware afin de protéger votre software"...
A la question "dans quel domaine travaillez-vous?"... La réponse "IT business" inspire toujours le respect, c'est ici l'or noir, le filon qui garantit une prospère réussite. Peu de gens y travaillent par pure passion, comme sur les champs pétroliers, mais tous connaissent et beaucoup courrent après le bénéfice qu'ils peuvent en tirer.
mercredi, août 08, 2007
Camembert !!!
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Un camembert, un vrai ... De France! Packagé dans une boite de conserve, un authentique produit de chez nous disponible dans une petite surface Reliance. Attention au prix toutefois: 4 euros pour 125 grammes. Il fallait goûter avant de s'enthousiasmer, probablement à cause de règles d'importation, c'est un fromage dont la pâte a due être cuite... Le résultat n'est pas mal, mais pour l'authenticité c'est à revoir. |
lundi, août 06, 2007
Artistes sur les murs: Expression de tolérance
L'expression directe sur les murs blancs qui s'y prêtent bien, reste encore un mode fort utilisé. De vrais artistes peignent des fresques très colorées et très expressives.
On y retrouve des leaders politiques, des stars du Cinéma Bollywood ou Kollywood (cinéma tamoul), et souvent des références spirituelles.
Le plus étonnant avec ces dernières est la juxtaposition, parfois sur la même fresque, de religions totalement différentes. Dans quel autre pays du monde pourrait-on voir sur la même image Jésus et la grande mosquée? Et personne ne semble s'en offusquer.
vendredi, août 03, 2007
Tribune dans le journal du Net
Vous pourrez désormais retrouver chaque mois une tribune que je signe dans le journal du Net.
Mon premier article aborde le sujet du décalage horaire: peut-on en tirer avantage?
Je le pense car les journées du développeur peuvent être partagées entre travail individuel et travail collaboratif. Un décalage de moins d'une demie-journée avec l'Inde favorise ce fonctionnement.
Du reste, un peu partout la journée de travail commence tard et se finit vraiment tard, beaucoup de magasins ouvrent jusqu'à 21h ou même 22h.
jeudi, août 02, 2007
Mendiants
Dans mon premier post, j'exprimais ma surprise de ne plus voir de mendiants. En réalité, on en rencontre seulement moins et plus vraiment dans les rues. Ce matin une lépreuse passait de wagon en wagon pour obtenir l'aumône. Je n'avais pas sur moi les pièces de une ou deux roupies qui constituent l'obole conventionnelle, mais la femme restait devant moi à attendre. J'avais bien une pièce de cinq roupies dans ma poche arrière, mais faire un don de cette valeur ne correspond pas aux usages. Tant pis, je le fais, le visage de la femme s'éclaire et fait savoir à tout le wagon le bonheur (0,10 euros) qui vient de lui tomber dessus : "angi roupa!!! (cinq roupies)"...
Je m'y attendais, une petite fille de famille très modeste me tire la manche... Ben oui quoi, un généreux bienfaiteur ça ne se loupe pas. Je vois bien que c'est purement opportuniste, je repousse gentiment la demande. La petite fille gènée se tourne vers sa mère, lui tape sur le bras, je peux lire dans son regard sa rage d'avoir ainsi été utilisée et de passer pour une mendiante qu'elle n'est pas.